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Nanou n'est pas dépensière pour deux sous.

Y'en a pour un peu plus de 100¤.

Mais je vous promets, ça valait le coup. J'ai refait toute ma garde-robe d'été.


Je me retiens de pas prendre mes nouvelles fringues une par une en photo (de devant, de derrière, porté, pas porté...) et de les publier. Je suis aux anges, j'ai deux robes aux motifs africains, une tunique blanche bucolique, un T-shirt avec des flowers de toutes les kuleurs qu'on dirait que c'est des enfants qui les ont dessinées, et deux pantalons en lin à la fois beaux et confortables comme des pyjamas.

Voilà, fallait que je le dise, j'suis trop heureuse, en plus j'ai fondu donc j'aime autant ces nouveaux vêtements que la taille qui est imprimée sur leurs étiquettes... Non, je ne suis pas partisane du fameux "J'achète que du 34, comme ça ça me motive pour rentrer dedans". Foutaises, si j'achète une fringue, j'ai besoin de la porter dans la minute.

J'aimerais bien trouver des études faites genre par des psy sur ce besoin qu'ont certaines filles de dépenser des sous pour se sentir bien. Et aussi sur le curieux phénomène qui survient deux ou trois semaines après qu'on ait acheté cette fringue qu'on voulait à mort et dont on rêvait la nuit : on la trouve plus si belle que ça, et on a repéré une autre sape trop belle et un p'tit peu chère dans un autre magasin, mais bon, elle est tellement mieux...


...mois de mars chez Promod Orléans. Je la vois, elle m'appelle, elle me supplie de la saisir et de l'enfiler dans le confort doucereux et la lumière aseptisée d'une cabine. La tunique bleu nuit. Aux manches trois-quart. Avec un lacet dans le dos, pour la cintrer. Je l'essaie, elle me va, nous deux c'est pour la vie. Je l'achète. J'ai mal, elle me coûte un bras. Nous deux c'est l'amour fou pendant deux semaines, voire trois. Et puis, un jour, au hasard de mes déambulations citadines, je tombe en arrêt. Une vitrine, semblable aux autres, à une exception près. Cette robe. Je la vois, elle m'appelle, elle me supplie de la saisir et de l'enfiler... Je porte à ce moment-là cette tunique bleu nuit de laquelle j'étais tombée en amûûûr peu de temps auparavant, et que je trouve maintenant jolie, sans plus. Non mais cette robe, là, dans la vitrine, ça n'a rien à voir. Il me la faut. En coton délicat, avec les fines bretelles et les deux petites poches... Je l'essaie, elle me va, nous deux c'est pour la vie...


Pourquoi est-ce qu'on se lasse si vite d'un vêtement, alors que c'était le Saint Graal un mois plus tôt ? Et pourquoi cela se reproduit-il à chaque acquisition vestimentaire ? Et pourquoi donc cette satisfaction de faire brûler la carte bleue pour de superficiels apparats ? Pour de vrai, si vous avez entendu parler de philosophes ou de psy qui ont fait des études là-dessus, je veux bien des noms.

Bon et encore, je me plains pas, moi je fais des caprices sur les fringues, y'a des filles qui ont le même problème avec les garçons.

Ah sinon, j'ai les clefs d'appart' de mon amoureux, et ça vous avouerez que c'est la total classe...

# Posté le samedi 16 mai 2009 18:38

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